Joséphine, Eugénie VIGNETTE (1870-1912)
(Grand-tante de Florence)

 

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Epicerie Vignette Joséphine  

Le désespoir de l'épicière (extrait du journal : L'Ouest-Éclair du 19/11/1912) 

La nuit dernière, Mlle Joséphine VIGNETTE, 38 ans environ, épicière-mercière, domiciliée au 30 boulevard de la République, s'est suicidée à l'aide d'un réchaud. Sujette à de violents maux de tête et atteinte d'une affection cardiaque, la demoiselle Vignette, qui était neurasthénique, avait manifesté à plusieurs reprises l'intention de se donner la mort.

Dimanche soir, elle ferma son magasin comme à l'ordinaire et apposa sur la porte une étiquette encadrée de noir portant la mention : "Fermé pour cause de décès dans la famille" .

Elle mit tous ses papiers en ordre, fit son testament puis écrivit une lettre à une amie et une à M. Boudou, Commisaire de Police du 2éme arrondissement, leur annonçant son suicide.

Elle alla porter ces lettres à la boîte située à proximité.

La désespérée monta ensuite dans sa chambre dont elle calfeutra toutes les issues et après avoir allumé un réchaud de charbon de bois, elle se coucha tout habillée sur son lit.

M. Boudou le Commissaire de Police reçut la lettre hier lundi, à 2 heures et demie. Il se transporta immédiatement sur les lieux accompagné d'un inspecteur et d'un agent ainsi que du docteur Savary. Le magistrat dut faire ouvrir la porte par un serrurier. Il monta immédiatement dans la chambre que la demoiselle Vignette lui avait indiquée dans sa lettre.

On trouva la désespérée étendue sur son lit, elle paraissait reposer tranquillement. Son chien était couché à côté d'elle et le cadavre du chat gisait au pied du lit.

Le charbon du réchaud était complètement consumé. Le docteur Savary n'a pu que constater le décès.

Une enquête est ouverte.

VIGNETTE Joséphine1