François SCHOLL

SCHOLL François Antoine

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François-Antoine SCHOLL (1841-1909)

Dans les régions boisées de Dabo et de Walscheid, les coutumes ancestrales accordaient des droits d’usage de la forêt.

Une excellente monographie existe sur le sujet à cette époque : « Monographie d’une famille de bucheron usager de l’ancien comté de DABO », écrite par M. PARISET, éditée en 1884
Les familles pauvres pouvaient ainsi compléter leur subsistance : Chasse, pêche, champignons, droit de pâturage pour les porcs (la glandée), ramassage des feuilles et du bois mort.

Avec l’annexion de 1871, l’administration allemande réduit de façon importante ces droits. Les bûcherons auparavant libres et indépendants de leur métier sont devenus des fonctionnaires de l’administration forestière.

François-Antoine qui avait été surpris en train de chasser par un garde forestier, ce dernier aurait tué son chien d’un coup de fusil et d’après la transmission orale de la famille (la photo semble le prouver François Antoine était un homme imposant) Il lui aurait « casser la gueule » (paroles de son fils ainé, Blaise Joseph SCHOLL(1868-1940))

A la suite de cet incident, François Antoine et sa famille ont été expulsés, ils auraient eu trois jours pour quitter cette terre "allemande", ce qui était en fait un objectif de la nouvelle administration : Ne garder que les habitants adhérents à l’occupant.
Il est à noter que 100 000 personnes « quitteront » les territoires annexés, et seront partiellement remplacés par des immigrants venant d'Allemagne.


Leur destination pour la Verrerie-de-Portieux, dans les Vosges, n’était sans doute pas un hasard : Suite à l’annexion allemande, et pour garder sa clientèle française, les Verreries de VALLERYSTHAL rachètent celles de PORTIEUX, et en 1872 c’est la même entreprise et qui porte le nom de « Société des Verreries de Vallerysthal et Portieux » avec une même direction.

On peut imaginer que le voyage a du être très difficile. Le couple emmenait avec eux 9 enfants,dont Blaise (16 ans), François Léon (14), Louis (10), Nicolas (8), Marie-Barbe (6), Marguerite (5),Anna (2) et les jumeaux Joséphine et Jean-Baptiste (1 ans chacun ) !

Trois parmi les plus jeunes sont décédés dans les années suivant l’installation à La Verrerie de Portieux.Peut être et sans doute lié à ce voyage, avec en plus le taux de mortalité infantile élevé de l’époque.

Et pourtant 4 autres enfants allèrent encore naître à La Verrerie.